Qu’est-ce que la sphaigne, comment s’en servir, où la trouver, comment la cultiver ?

Plant de sphaigne

Vous avez l’habitude d’utiliser de la sphaigne au jardin sans réellement connaître sa provenance ou ses réelles propriétés ? Ou est ce que vous souhaitez en apprendre plus sur ses avantages avant de l’adopter ? Fréquemment utilisée en jardinage, la sphaigne a une multitude de propriétés. Son emploi peut faciliter l’entretien de certaines plantes en permettant de leur procurer de meilleures conditions de culture.

La sphaigne : qu’est-ce que c’est ?

La sphaigne (ou sphagnum) est un organisme végétal (se présentant sous forme d’une plante) qui se forme naturellement et se développe dans les milieux très humides. Se déclinant en une multitude d’espèces, elle est dotée de propriétés drainantes. Incorporée dans du terreau, elle en améliore la structure. Elle favorise ainsi une meilleure aération ainsi qu’une rétention d’eau élevée.

En effet, la sphaigne est capable de retenir entre 20 et 30 fois son volume en eau. Elle restitue peu à peu cette eau, ce qui lui permet de maintenir le substrat humide pendant des jours voire des semaines.

La sphaigne a également des propriétés bactéricides (qui empêche les proliférations bactériennes) et fongicides (qui limite les risques de maladies fongiques). C’est un excellent stimulant racinaire, favorisant une meilleure croissance des plantes. Elle constitue un écosystème riche en nutriments, mais n’en renferme cependant pas suffisamment pour combler complètement les besoins nutritifs d’une plante.

Où trouver cette mousse ?

Principalement issue des tourbières, la sphaigne peut se développer naturellement dans les marais, mais aussi dans les landes. Les tourbières se forment dans les endroits chauds, humides, capables de retenir l’eau et dans lesquels il pleut beaucoup et régulièrement. Elles sont rares dans les milieux très froids car les basses températures ont tendance à bloquer la décomposition de la matière.

La sphaigne issue des tourbières est composée de deux parties :

  • Une partie émergée appelée mousse de sphaigne : elle se développe continuellement avec une croissance d’environ trois centimètres par an.
  • Une partie immergée appelée tourbe : elle est issue de la décomposition de la base de la sphaigne et d’autres organismes végétaux.

La mousse de sphaigne et la tourbe sont très utilisées en jardinage pour la plantation et pour le rempotage des plantes. Mais bien que les deux matières soient bénéfiques, la première est plus écologique que la seconde.

En effet, la tourbe se forme au bout de milliers voire des millions d’années. Elle est répartie en quatre couches successives :

  1. La tourbe blonde : plus jeune, elle résulte de la décomposition partielle de différents organismes. Acide et riche en fibres, elle peut retenir un grand volume d’eau.
  2. La tourbe brune : plus ancienne que la tourbe blonde, elle se trouve juste en dessous. Toutefois, elle présente un pH neutre et contient très peu de fibres. En revanche, elle est très riche en minéraux.
  3. Le charbon.
  4. Le pétrole.

L’exploitation des tourbières libère une importante quantité de carbone, ce qui participe au réchauffement climatique. Pour cela, il est préférable d’abandonner son usage et de vous tourner vers des alternatives plus écologiques.

Comment cultiver de la sphaigne vivante ?

Plantation de sphaigne

Pour cultiver de la sphaigne, vous aurez besoin de la plante concernée, d’un bac étanche et d’un terreau présentant les mêmes propriétés que la tourbe (trois à quatre centimètres d’épaisseur). La première étape est d’étaler le terreau dans le bac et de le tasser. Ensuite, il faut l’arroser abondamment jusqu’à ce qu’il soit bien gorgé d’eau.

Désolidarisez la sphaigne et dispersez-la sur le substrat. Humidifiez à nouveau le tout et tassez la mousse de sphaigne pour permettre qu’elle soit bien au contact du substrat.

Comment planter dans de la sphaigne ?

Faire partir des plantes dans de la sphaigne est très simple. En premier lieu, il convient de tremper cette dernière et de la laisser se gorger d’eau pendant 12 heures environ. Lorsqu’elle est saturée d’eau, donc prête à l’emploi, elle devient plus brune qu’elle ne l’était au départ. Introduisez alors la plante dans son pot en essayant de la maintenir au centre. Essorez la mousse de sphaigne à la main et mettez-la tout autour de la plante.

Pour tirer profit de la sphaigne, il est important que vos pots soient le plus aérés possible. Cela nécessite la présence de trous de drainage ou l’utilisation de paniers ajourés.

N’hésitez pas à planter vos plantes d’intérieur directement dans de la sphaigne. Cette mousse apporte aux plantes tropicales comme l’orchidée, le philodendron, l’anthurium, le monstera et autres une hydratation constante, mais pas excessive.

Avec les orchidées comme le miltonia et le miltoniopsis, la sphaigne permet de recréer l’ambiance naturelle à laquelle elles sont accoutumées dans leurs milieux naturels.

Par quoi remplacer la sphaigne ?

À défaut de mousse de sphaigne, il est possible de se tourner vers la fibre de coco. Extraite des enveloppes de noix de coco, celle-ci est très légère. Incorporée dans du terreau, elle améliore la ventilation tout en emmagasinant d’importantes réserves d’eau qu’elle restitue progressivement aux racines.

La fibre de bois est aussi une bonne alternative. Issue des résidus de scieries, elle contribue au bien-être des plantes tout en contribuant à valoriser les sous-produits du bois.

Où acheter de la sphaigne ?

La sphaigne est en vente dans les jardineries et auprès d’e-commerçants comme Truffaut, Jardiland et Gamm Vert. Dans le commerce, elle se vend généralement sous forme séchée, compactée et emballée.

Certains commerçants proposent aussi de la sphaigne vivante que vous pouvez acheter et cultiver vous-même.

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