Le camélia est un arbuste à feuilles persistantes et c’est l’une des rares espèces qui fleurit en hiver. Quand on le plante, il faut respecter un certain nombre de règles essentielles pour qu’il parte bien. Sa croissance et sa floraison sont conditionnées par des soins spécifiques dont il faut également avoir connaissance pour le garder en excellent état.
Plantation
Peut-on planter un camélia près d’un mur ?

Oui, le mur protège votre arbuste des vents froids et crée un coin abrité, qui l’aide à passer l’hiver plus sereinement. Toutefois, il convient de privilégier un mur orienté au nord ou à l’est. Cet emplacement offre au camélia une lumière douce à l’abri des rayons brûlants de l’après-midi.
Les murs orientés plein sud sont plus risqués, car en été, ils exposent la plante au soleil quand il est haut dans le ciel. De plus, dans l’après-midi, la chaleur qui se dégage des pierres du mur peut abîmer le feuillage.
Si c’est le seul emplacement possible, choisissez une variété plus résistante à la chaleur, comme le Camellia sasanqua. Prévoyez également de l’ombre pour les heures chaudes.
Les règles à respecter au moment de la plantation
Les meilleures périodes pour planter un camélia sont l’automne, entre octobre et novembre, ou le printemps, à partir d’avril. Évitez l’été, car la chaleur stresse les jeunes plants qui ne sont pas encore bien installés.
Avant de le planter près d’un mur, éloignez-le d’environ 1 à 1,5 mètre pour que les racines puissent se développer sans être à l’étroit. Vérifiez que la pluie ne ruisselle pas trop le long du mur vers le pied de la plante, car un excès d’eau stagnante fait pourrir les racines.
Si le sol présente de faibles propriétés drainantes, pensez à l’ameublir en mettant du gravier ou du sable grossier au fond du trou de plantation. Vérifiez le pH de la terre pour vous assurer qu’elle n’est pas trop chargée en calcaire, car le camélia déteste les sols calcaires.
Le camélia préfère les terres acides, proches de celles des bruyères et des rhododendrons. Pour augmenter l’acidité du sol, n’hésitez pas à la mélanger avec de la terre de bruyère et du compost bien décomposé.
Entretien du camélia
L’arrosage
Le camélia aime un sol frais, mais il a horreur d’avoir les racines trempées en permanence. La première année après la plantation, l’arrosage est essentiel car les racines ne sont pas encore assez développées pour aller chercher l’eau en profondeur. Arrosez-le régulièrement dès que la terre sèche en surface, surtout pendant les périodes chaudes ou sans pluie.
Une fois bien installé en pleine terre, le camélia se contente souvent de la pluie, sauf en cas de sécheresse prolongée. En pot, il faut le surveiller constamment, car la terre sèche beaucoup plus vite. Un paillage épais aide à réduire les effets de la chaleur (limitant les contraintes d’arrosage) et du froid sur les racines.
Un détail important concerne l’eau elle-même, qui doit être non calcaire. L’eau de pluie récupérée dans une cuve est idéale.
En fin d’été, à l’approche de la floraison, réduisez un peu les arrosages sans laisser la terre se dessécher complètement. Cela aide la plante à préparer ses boutons floraux.
La taille
Le camélia n’a pas besoin d’une taille systématique, surtout les premières années. Une fois adulte, une taille légère juste après la floraison permet de garder une belle forme et d’équilibrer l’arbuste. Coupez les branches trop longues juste au-dessus d’un bourgeon bien orienté.
Un apport d’engrais spécial plantes de terre de bruyère, une à deux fois par an, favorise une floraison abondante. Le meilleur moment pour fertiliser est juste après la floraison, quand l’arbuste prépare déjà sa croissance de l’année suivante. Évitez les apports d’engrais en plein hiver, période de repos du camélia.
Le rempotage

Un camélia cultivé en pot doit être rempoté environ tous les deux à trois ans ou dès que les racines commencent à sortir par les trous de drainage. Choisissez un nouveau pot un peu plus grand que le précédent, avec assez de trous pour bien évacuer l’eau.
Le rempotage se fait de préférence au printemps ou juste après la floraison. Utilisez un terreau pour plantes acidophiles, mélangé si possible à un peu de terre de bruyère. Démêlez légèrement les racines en périphérie de la motte avant de replacer la plante, sans l’enterrer plus profondément qu’avant.
Pour un spécimen devenu trop volumineux ou trop lourd à sortir de son pot, une alternative existe : il s’agit du surfaçage. Cela consiste à retirer délicatement quelques centimètres de terre en surface, sans abîmer les racines, puis à la remplacer par un mélange frais de terre de bruyère et de compost.
La multiplication
Le camélia peut se multiplier par bouturage, bien que cette technique soit un peu capricieuse. En effet, l’enracinement est souvent long et le taux de réussite reste modeste, même chez des jardiniers expérimentés.
Entre juillet et septembre, prélevez sur de jeunes pousses de l’année (encore un peu souples mais déjà légèrement fermes à la base) des tiges d’environ 10 centimètres. Coupez-les juste en dessous d’un nœud, puis retirez les feuilles du bas en ne gardant que deux ou trois feuilles au sommet, coupées en deux pour limiter l’évaporation.
Trempez la base de la bouture dans une hormone de bouturage. Ce geste augmente les chances de réussite. Plantez vos boutures dans un mélange composé de tourbe et de sable, ou de terre de bruyère et de sable. Maintenez-les dans une atmosphère humide avec un sac plastique ou dans une mini-serre, à l’abri du soleil direct.

