Pseudobulbe d’orchidée : qu’est-ce que c’est

Pseudobulbe d’orchidée

Il est important de connaître l’importance et l’emplacement du pseudobulbe sur les orchidées qui en possèdent. Essentiel pour bien choisir votre orchidée, cela peut aider à mieux entretenir votre plante. Connaître l’emplacement des pseudobulbes sur une orchidée est également important pour réussir à la multiplier.

Pseudobulbe d’orchidée : qu’est-ce que c’est ?

C’est un organe situé entre le rhizome et les feuilles qui est caractéristique des orchidées sympodiales1. Il se présente sous forme d’un renflement et a pour fonction de stocker des réserves d’eau et de nourriture. Il permet aux orchidées qui en ont de continuer à s’alimenter et à s’hydrater en cas de pénurie en eau et/ou en nutriments.

Les variétés d’orchidées à pseudobulbe

Les orchidées à pseudobulbes les plus connues sont :

  • L’orchidée cattleya que l’on reconnaît à ses pseudobulbes allongés et desquels partent une à deux feuilles charnues. C’est une plante qui s’épanouit dans la lumière, mais qui ne supporte pas d’être exposée au soleil direct en été. Le cadre idéal pour son épanouissement doit avoir une température d’au moins 16 °C et d’au plus 18 °C en hiver. En été, la température ambiante doit varier entre 18 °C et 22 °C. Vous devez maintenir une atmosphère humide en arrosant votre plante tous les 8 à 10 jours et en la brumisant régulièrement avec de l’eau tiède. Au moment opportun, mélangez l’eau d’arrosage avec un engrais approprié en réduisant de moitié le dosage prescrit.
  • L’oncidium possède plusieurs sous variétés. Certaines d’entre elles produisent des fleurs jaunes et oranges tandis que d’autres se parent de fleurs violette. Ces différentes espèces ont autant besoin de luminosité les unes que les autres avec une préférence pour la lumière tamisée en été. Il est également possible de leur choisir une exposition ombragée ou semi-ombragée mais jamais le soleil direct.
  • Le cymbidium qui a la réputation d’être la plus rustique des orchidées et la plus facile à entretenir. Pour s’épanouir, il a besoin de profiter d’une lumière vive sans soleil direct et d’une température comprise entre 18 et 26 °C. Il faut constamment l’arroser pour maintenir le substrat humide en augmentant légèrement les apports en eau au printemps et en été. Pensez aussi à vaporiser régulièrement de l’eau non calcaire à température ambiante sur votre cymbidium pour maintenir de l’humidité autour de la partie aérienne.
  • Le dendrobium ou orchidée bambou qui se distingue par l’apparence particulière de ses pseudobulbes qui ressemblent à des tiges de roseau. Ceux-ci supportent à la fois les feuilles et les fleurs, dispensant la plante de produire une ou plusieurs tiges florales. Les tiges du dendrobium sont très robustes, ce qui lui permet de mieux résister aux baisses de température que les autres orchidées à pseudobulbe.

Parmi les orchidées à pseudobulbe, il est également possible d’énumérer les orchidées miltonia et miltoniopsis et l’orchidée zygopetalum.

Comment remporter une orchidée à pseudobulbe ?

Orchidée

Le rempotage des orchidées à pseudobulbe s’effectue tous les deux à trois ans. À cet effet, elles doivent être transférées dans un nouveau contenant avec du terreau neuf.

Il est important que votre nouveau contenant soit drainant. Vous pouvez choisir un pot avec des trous de drainage ou un panier ajouré. Mais vous devez vous assurer que son diamètre dépasse celui du précédent de deux à trois centimètres. Le but est d’offrir plus d’espace au système racinaire pour lui permettre de s’étendre tout en le maintenant légèrement à l’étroit.

Le substrat doit être drainant et aéré, mais ne doit pas contenir de terre. Un mélange composé de sphaigne, de fibres végétales et d’écorces sera excellent.

Comment multiplier une orchidée à pseudobulbe ?

Pour créer de nouveaux spécimens, il faudra procéder à la division de la plante mère en plusieurs touffes. Une touffe est composée de deux à trois pseudobulbes.

Une fois que vous les aurez séparés, il suffit de les rempoter dans un substrat pour orchidées. Pour qu’elle soit couronnée de succès, cette opération doit être effectuée au printemps et doit être pratiquée sur une plante mâture.

Note de bas de page

  1. Sympodial : se dit d’un mode de croissance où une plante croit en formant successivement de nouveaux axes qui prennent chacun le relais du précédent. Chaque segment pousse jusqu’à atteindre sa limite naturelle, puis un bourgeon voisin continue la progression, créant une structure composée d’étapes successives plutôt qu’un seul axe continu. Ce type de développement donne une forme articulée, comme une succession de petites directions qui forment un ensemble cohérent. ↩︎
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