Philodendron Selloum (Bipinnatifidum) : conseils pour le planter, l’entretenir et le multiplier

Philodendron Selloum

Le philodendron selloum (aussi appelé philodendron bipinnatifidum ou lacy tree philodendron) est originaire des forêts tropicales humides du Brésil, d’Argentine, de la Bolivie et du Paraguay. Idéal pour les intérieurs spacieux, il peut dépasser deux mètres de hauteur et de largeur. Il pousse à l’ombre des grands arbres, dans des atmosphères chaudes et saturées d’humidité. Pour combler l’essentiel de ses besoins, il faut du mieux possible reproduire l’ambiance de son cadre naturel.

Plantation

Sol et contenant

Philodendron Selloum plantés au sol

Le philodendron selloum demande un substrat drainant, acide et riche en nutriments naturels. Un mélange composé de deux tiers de terreau universel pour plantes d’intérieur et d’un tiers de perlite ou de sable grossier fera l’affaire.

Pour le choix du pot, la terre cuite, le béton et la céramique sont des matériaux plus adaptés que le plastique. Leur porosité favorise les échanges gazeux autour des racines tout en réduisant le risque d’asphyxie racinaire à cause d’une trop grande humidité persistante. Le pot doit être percé en fond pour ne pas que l’eau stagne au niveau des racines.

Exposition

L’emplacement idéal se situe à proximité d’une fenêtre orientée vers l’est ou l’ouest. Cela permet la diffusion d’une lumière vive sans soleil direct en milieu de journée. En effet, le soleil direct de l’après-midi brûle les feuilles, ce qui réduit la photosynthèse.

À l’inverse, dans une pièce trop sombre, la croissance ralentit et les nouvelles feuilles sont atrophiées. Devant les fenêtres trop ensoleillées, il convient de placer un voilage léger pour adoucir les rayons du soleil.

Maintenez autour de votre arbuste une température de 18 et 27 °C. Éloignez-le des sources de chaleur et des bouches de climatisation, car ces appareils dessèchent l’air ambiant, ce qui est une source de stress chez les philodendrons.

Dans son milieu naturel, le philodendron selloum est accoutumé à une humidité atmosphérique située entre 50 et 70 %. Il stresse dans les atmosphères sèches avec un taux d’humidité inférieur à 40 %. Les symptômes d’une atmosphère trop sèche sont les extrémités de feuilles qui brunissent et se recroquevillent.

Pour combler ce déficit, vous pouvez acheter un humidificateur d’air et le placer à proximité de votre plante. Cette solution bénéficie surtout aux spécimens les plus développés. La brumisation est une alternative à condition d’utiliser une eau non calcaire à la température de la pièce. Toutefois, évitez de brumiser votre plante par temps froid ou en soirée pour éviter la stagnation d’humidité sur les feuilles.

Entretien

Arrosage

Pendant la période de croissance (du printemps au début de l’automne) arrosez dès que les deux à trois premiers centimètres de substrat sont secs au toucher. Apportez l’eau en quantité suffisante pour humidifier l’ensemble du substrat. Videz la soucoupe ou le cache-pot une heure après chaque arrosage pour éviter que les racines baignent dans une eau stagnante.

Préférez une eau non calcaire à température ambiante pour l’arrosage de vos philodendrons. Avant d’utiliser l’eau du robinet, laissez-la reposer dans un récipient ouvert pendant vingt-quatre heures. Cela laissera le temps au chlore, qui lui confère son effet calcaire, de s’évaporer.

Fertilisation

Personne entrain de fertilisé un sol

De mars à août, donnez à votre plante un engrais liquide équilibré pour plantes vertes, une fois toutes les deux semaines. Diluez l’engrais à la moitié de la dose recommandée.

En automne et en hiver, suspendez les fertilisations. Étant donné que la plante est au repos pendant cette période, elle n’est plus en mesure de bien absorber les minéraux. Il se produirait alors une surfertilisation qui entraînerait la brûlure des racines.

Rempotage

Un rempotage s’impose dès que les racines commencent à sortir par les trous de drainage ou qu’elles remontent à la surface du substrat. Cette opération se pratique au printemps, au moment où les feuilles recommencent à pousser abondamment.

Choisissez un pot dont le diamètre dépasse de deux à trois centimètres celui du contenant précédent. Évitez les contenants trop grands, car ils retiennent une quantité d’humidité excessive par rapport au volume racinaire et exposent la plante au risque d’asphyxie.

Multiplication

Le philodendron selloum se multiplie facilement par deux méthodes complémentaires, toutes deux à pratiquer de préférence au printemps : le bouturage et la division de touffe.

Le bouturage

Sélectionnez sur la plante mère des tiges saines portant au moins deux nœuds (les renflements d’où naissent les feuilles) et une ou deux feuilles développées. Coupez sous un nœud avec un outil tranchant, capable de réaliser des coupes nettes.

Pensez à le stériliser au préalable pour éviter de transmettre des infections à la plante. Trempez la base des boutures dans de l’hormone d’enracinement pour encourager les racines à se former le plus vite possible. Ensuite, enfoncez-le dans un substrat adapté aux philodendrons que vous prendrez le temps d’humidifier au préalable.

La division de touffe

Cette méthode convient aux sujets matures qui ont déjà produit plusieurs rejets. Cela consiste simplement à les séparer délicatement en des portions composées de deux à trois pieds chacune, avec des racines saines. Rempotez immédiatement chaque section dans un substrat frais et arrosez modérément jusqu’à reprise.

Les boutures de philodendron bipinnatifidum ont besoin d’un emplacement chaud et lumineux, mais sans soleil direct. Il est important de conserver constamment le substrat humide pour permettre aux racines de se développer.

Maladies et traitements

Philodendron Selloum en pot

Les signes de maladie chez le lacy tree philodendron sont le noircissement et le jaunissement des feuilles. Le premier signale une maladie fongique qui est généralement liée à l’excès d’humidité autour des feuilles.

Cette plante peut également souffrir de stress, se traduisant souvent par le jaunissement du feuillage. Dans ce cas, vous pouvez soupçonner le manque ou l’excès d’eau. Un manque de lumière ou une fertilisation insuffisante en saison de croissance peuvent produire les mêmes symptômes.

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