Les feuilles de votre kalanchoe deviennent jaunes ou se ramollissent et vous souhaitez découvrir la cause de ce problème et la façon de le résoudre ? Le jaunissement et le ramollissement des feuilles d’une plante peuvent être provoqués par une multitude de facteurs. Pour déterminer la réelle cause et appliquer le traitement approprié, il faut observer les différents symptômes.
Mon kalanchoe avec des feuilles jaunes
Pouvant être dû au manque d’eau ou à une eau de mauvaise qualité, le jaunissement des feuilles peut également être dû à certaines maladies fongiques.
Le manque d’eau ou l’apport d’une eau inadéquate
Sans eau, le kalanchoe ne parvient plus à fabriquer de la sève. Privé de cette dernière, les feuilles commencent à jaunir ou à brunir. Pour cela, il est important d’arroser votre plante dès que le substrat s’assèche.
L’eau du robinet contient souvent du calcaire susceptible de modifier la composition du sol, qui deviendrait nocif pour le kalanchoe. Cela entraîne un déséquilibre dans l’alimentation de la plante, ce qui peut faire baisser la production de chlorophylle. Celle-ci étant à l’origine de la coloration des feuilles, sa diminution voire son manque peut occasionner la décoloration du feuillage.
L’arrosage à l’eau du robinet provoque parfois la formation d’une croûte blanche à l’intérieur du pot. Pour arroser vos kalanchoes, il est préférable d’utiliser de l’eau de pluie ou une eau de source. L’eau de puits et les eaux déminéralisées sont aussi une bonne alternative. Si vous n’avez accès qu’à l’eau de robinet, laissez alors celle-ci reposer pendant 48 à 72 heures avant de l’utiliser.
Pensez à attiédir l’eau d’arrosage avant de la verser sur votre plante. Cela vise à éviter que le kalanchoe subisse un stress dû à un écart élevé entre la température ambiante et celle de l’eau.
L’oïdium
Le champignon responsable de l’oïdium (aussi appelé la maladie du blanc) apparaît sous forme d’une poudre blanchâtre qui se colle sur les feuilles de la plante. Sans une intervention adéquate, ce phénomène peut rapidement prendre de l’ampleur, occasionnant le jaunissement suivi du dépérissement des feuilles. Celles-ci tombent par la suite.
Trois facteurs sont susceptibles de provoquer l’apparition de l’oïdium :
- Une atmosphère trop humide.
- Le manque d’ensoleillement.
- Le manque de ventilation.
Les plantes y sont plus sensibles en automne et au printemps. Pour traiter l’oïdium, dans un premier temps, retirez et brûlez les feuilles atteintes. En effet, mettre ces dernières à la poubelle ou les intégrer à votre compost pourrait favoriser la propagation du champignon à d’autres plantes.
Dans un second temps, vaporisez une solution à base de bicarbonate de soude sur votre plante pour empêcher la prolifération du champignon. Pour cela, diluez une cuillère à soupe de bicarbonate de soude dans un litre d’eau tiède.
Ajoutez au mélange un produit qui améliorera l’adhérence du bicarbonate de soude, par exemple de l’huile d’olive. Procédez à une vaporisation par semaine. N’hésitez pas non plus à alterner avec des traitements naturels comme du purin de prêle, du purin d’ortie ou du purin d’ail.
La pourriture grise
Favorisée par l’excès d’humidité et un éclairage insuffisant, cette maladie cible principalement les tissus endommagés. Elle peut aussi bien s’attaquer aux feuilles et aux tiges endommagées qu’aux fleurs fanées.
Appelé “botrytis cinerea”, le champignon responsable de cette maladie apparaît sous forme d’une moisissure grise. Pour s’en débarrasser, le premier réflexe sera de couper les parties affectées et de les détruire en les brûlant. Ensuite, pensez à appliquer à votre plante un fongicide naturel comme la bouillie bordelaise, du purin d’ortie ou de prêle…
Kalanchoe aux feuilles molles

L’excès de chaleur
En tant que plante tropicale, le kalanchoe apprécie la chaleur, mais préfère avoir des températures allant de 10 °C à 25 °C. Au-delà de 25 °C, ses feuilles peuvent commencer à jaunir ou présenter un aspect mou.
Utilisez un thermomètre pour déterminer l’emplacement idéal pour votre plante. Toutefois, pensez à la mettre à l’abri du plein soleil, en particulier celui d’été. Privilégiez les emplacements semi-ombragés. Vous pouvez aussi la placer près d’une fenêtre ou d’une baie vitrée en privilégiant une exposition ouest en été et sud en automne et en hiver.
L’excès d’eau
L’apport de quantités excessives d’eau est susceptible de déclencher la pourriture des racines et du collet du kalanchoe. Le même problème peut survenir lorsque ce dernier est planté dans un substrat peu drainant ou que son pot empêche l’écoulement des excès d’eau.
Chez les sujets touchés par ce phénomène, les racines pourrissent et prennent une coloration brune ou brun rougeâtre. Celles-ci deviennent alors très fragiles et susceptibles de se casser facilement.
Dans les cas critiques, le problème remonte jusqu’à la base de la tige et jusqu’aux feuilles. Ce phénomène se traduit en surface par le jaunissement et le flétrissement des feuilles et peut s’achever par la mort de la plante sans un traitement adéquat.
Comment traiter la pourriture des racines et du collet ?
Pour y remédier, il faut agir dès les premiers symptômes en rempotant votre kalanchoe dans un substrat plus drainant. Avant de le remettre en terre, supprimez les racines qui ont pourri pour permettre la naissance de nouvelles racines.
Veillez à ce que votre pot ait le fond perforé pour éviter que les excès d’eau stagnent au fond du substrat. Utilisez de préférence des pots en terre cuite pour améliorer l’aération du terreau et permettre qu’il sèche de manière plus ou moins uniforme.
Pour prévenir cette maladie, arrosez vos kalanchoes tôt dans la matinée. Lorsqu’ils sont arrosés en soirée, l’humidité s’évapore plus lentement, ce qui augmente le risque de maladies cryptogamiques.

