Article mis à jour le 29 janvier 2026
Vos cultures sont infestées d’araignées rouges et vous cherchez comment vous en débarrasser ? Ou est-ce que vous n’arrivez pas à savoir si votre plante est attaquée par ces nuisibles ? Pour savoir si une plante est infestée d’araignées rouges, il faut prêter attention à un certain nombre d’indices. Et pour s’en débarrasser, il existe différents traitements naturels.
Comment reconnaître une araignée rouge ?
Considérées à tort comme étant des insectes, les araignées rouges sont en réalité des acariens. Également appelées des tétranyques tisserands (ou Tetranychus urticae en langage scientifique), elles ont un aspect semblable à celui des araignées en général. Avec un corps en forme d’œuf, leur couleur varie en fonction des espèces.
Les couleurs les plus courantes chez les tétranyques sont le rouge carmin (cette espèce est appelée tetranychus cinnabarinus), le vert, le brun, le jaune clair et l’orange. Ils ont sur les deux côtés du corps une marque noire. Pour cela, on les appelle également “tétranyque à deux points”.
À l’âge adulte, l’araignée rouge a une longueur comprise entre 0,5 et 0,6 millimètres et possède quatre paires pattes (ce qui explique le nom de tétranyque, le préfixe tétra voulant dire quatre). Les larves, quant à elles, en possèdent six et se développent très rapidement une fois sorties de l’œuf.
Les tétranyques tisserands ont une longévité comprise entre trois et quatre semaines. Pendant ce temps, une femelle peut pondre jusqu’à une centaine d’œufs.
Les araignées rouges s’attaquent aussi bien aux plantes d’intérieur qu’à celles qui sont sous serre. Au jardin, ils ciblent à la fois fleurs et légumes. Les arbres et arbustes ne font pas exception.
Quels sont les risques liés à une attaque d’araignée rouge ?
À mesure que les tétranyques se multiplient, la plante hôte s’affaiblit car ceux-ci se nourrissent de la sève que sécrètent les végétaux après avoir dévoré les tissus. Ces acariens ciblent principalement les parties tendres (feuilles, fleurs…) pour pouvoir accéder facilement à la sève.
Les piqûres d’araignée rouge laissent de petits points jaunes sur les feuilles des plantes d’intérieur. Quelque temps après, le feuillage peut se décolorer et prendre une teinte argentée en raison de la diminution de la sève. Les piqûres répétées peuvent également entraîner le flétrissement des feuilles.
Lorsque ces acariens ciblent un arbre fruitier, ils s’attaquent principalement aux jeunes pousses de l’année. Ils nuisent également aux fleurs, provoquant une diminution du rendement et compromettant la qualité des fruits. En fragilisant les plantes, les araignées rouges les exposent à des risques de maladies fongiques et bactériennes.
Quelles sont les causes d’une attaque d’araignée rouge ?

Les tétranyques aiment les atmosphères sèches et chaudes avec une hygrométrie inférieure à 50 % et une température située entre 20 et 30 °. Ils sont attirés par les plantes bien nourries. Ils tissent entre les tiges et les feuilles de fines toiles quasi indétectables à l’œil nu. Celles-ci deviennent de plus en plus visibles à mesure qu’elles s’accumulent ainsi qu’au contact de l’eau.
Les araignées rouges peuvent être transportées d’une plante vers une autre par le vent. La proximité entre un sujet sain et un sujet infesté augmente également le risque de transmission.
Les larves peuvent se déposer sur les outils de jardinage et être transmises à une plante pendant que l’on s’en sert. Les araignées rouges aiment les environnements comme les serres et les vérandas car ce sont des endroits souvent secs et chauds.
Comment prévenir les attaques d’araignées rouges ?
Puisque l’araignée rouge apprécie les atmosphères sèches, vous pouvez les protéger en créant une atmosphère humide. Pour cela, brumisez-les régulièrement avec de l’eau non calcaire. Cette astuce permet à la fois d’éloigner les tétranyques ainsi que d’autres ravageurs comme les cochenilles et les pucerons.
Pour protéger les plantes en extérieur, arrosez le feuillage très tôt dans la matinée ou tard dans la soirée. Limitez les apports en engrais riches en azote ou en potasse au jardin car ceux-ci permettent aux feuilles de devenir plus tendres tout en améliorant la qualité de la sève, ce qui attire davantage les acariens.
Pour réduire la sensibilité de vos plantes aux attaques de parasites, pensez à les traiter avec du purin d’ortie ou de prêle. Ce sont des solutions à base de plantes qui jouent à la fois le rôle d’engrais et de répulsif naturel contre les ravageurs.
Comment éliminer les araignées rouges ?
Lorsqu’une plante est envahie par une colonie d’araignées rouges, les solutions préventives se révèlent inefficaces. L’éradication devient alors l’unique option. Pour cela, les moyens de lutte biologique sont vivement recommandés.
Les prédateurs naturels
Vous pouvez introduire dans les plantes de votre jardin et celles cultivées sous abri des prédateurs naturels comme la coccinelle et la chrysope1. Disponibles dans le commerce, ces insectes sont vendus à l’état d’œufs.
Une fois les œufs éclos, ces insectes font le ménage en dévorant araignées rouges, cochenilles, pucerons et autres ravageurs susceptibles de détruire vos cultures.
Il existe aussi des acariens qui peuvent vous débarrasser des tétranyques tisserands sans endommager vos plantes. C’est le cas du persi2, et du phytoselulus3.
Les traitements maison contre l’araignée rouge
Si vous avez peur de manipuler les insectes auxiliaires, vous pouvez appliquer différentes recettes grand-mère à base d’ingrédients naturels comme :
- Le savon noir : mélangez avec de l’eau tiède et vaporisez le mélange.
- L’ail sous forme de décoction.
- L’huile essentielle de romarin.
- Le bicarbonate de soude.
Pour maîtriser rapidement les invasions, vous pouvez vous procurer auprès des jardineries un insecticide portant la mention EAJ (emploi autorisé au jardin).
L’araignée rouge est-elle dangereuse pour l’homme ?
Non, les êtres humains n’ont rien à craindre de ces acariens. Ceux-ci ciblent uniquement les végétaux.
Note de bas de page
- Chrysope : insecte généralement de couleur verte aux ailes fines et translucides, que l’on rencontre fréquemment dans les jardins. La chrysope est surtout connue pour son rôle utile dans l’équilibre naturel, car ses larves se nourrissent de nombreux petits insectes nuisibles aux plantes. ↩︎
- Persi : acarien reconnu pour son action bénéfique sur les cultures et les plantes ornementales. Il intervient principalement en se nourrissant de petits insectes indésirables, contribuant ainsi à limiter leur prolifération de manière naturelle. ↩︎
- Phytoselulus : acarien vivant sur les plantes, principalement connu pour son comportement prédateur à l’égard d’autres acariens. Il se déplace sur les feuilles et s’y installe lorsque les conditions lui permettent de trouver sa nourriture et de se reproduire. ↩︎

