Les maladies du laurier-rose et leurs traitements

Laurier rose malade

Même quand il est bien entretenu, le laurier-rose (encore appelé Nerium oleander) est parfois confronté à des conditions difficiles. Ces dernières peuvent être liées à son environnement, à des infections ou à des attaques de parasites. Ces différents troubles se reflètent à travers son feuillage, entraînant sa décoloration, le flétrissement ou/et la chute massive de ses feuilles.

Laurier-rose avec des feuilles sèches

Laurier rose avec des feuilles sèches

Le manque ou l’excès d’eau ou de nutriments

Si beaucoup de feuilles jaunissent sur la plante pendant que des feuilles vertes poussent sur le bout des tiges, deux phénomènes peuvent être soupçonnés :

  • Une carence en eau également appelée un stress hydrique : lorsqu’il fait très chaud, les feuilles du laurier-rose perdent beaucoup d’eau par transpiration. Pendant la belle saison, il faut garder la terre fraîche et humide pour leur permettre de se réhydrater.
  • Un excès d’eau : les apports d’eau en quantité excessive et les pluies torrentielles sont des facteurs susceptibles d’occasionner le jaunissement des feuilles du laurier-rose. Dans les régions où il pleut abondamment, il est préférable de planter votre arbuste dans un contenant pour pouvoir le mettre à l’abri de la pluie. Il convient également de mieux contrôler les arrosages. En amont, assurez-vous que le sol est drainant car l’absence de propriétés drainantes favorise la rétention d’humidité, occasionnant ainsi l’asphyxie et le pourrissement des racines. Les sujets qui sont plantés dans un pot dont le fond n’est pas percé sont confrontés à la même situation en cas d’arrosage excessif ou d’excès de pluie. C’est pourquoi vous devez obligatoirement veiller à ce que votre pot ait un trou au fond.
  • La carence ou l’excès de nutriments : pour conserver sa couleur vert foncé, le laurier-rose a besoin d’apports réguliers d’engrais. Vous pouvez utiliser un engrais organique comme le fumier de cheval ou un engrais chimique (de l’engrais liquide ou des granulés à libération lente). Toutefois, évitez le surdosage en respectant scrupuleusement les dosages d’engrais prescrits ou en les réduisant de moitié.

Pensez à maintenir un beau port et à stimuler une floraison abondante grâce à des tailles régulières. Les tailles peuvent être effectuées en septembre, après la floraison ou au début du printemps.

Les courants d’air et le gel

En hiver, les courants d’air froids provenant du nord peuvent causer la mort du laurier-rose car cette plante ne supporte pas les gros coups de froid. Le gel peut également favoriser cette situation.

Le fait que le laurier-rose dépérisse ne signifie pas toujours qu’il est mort. Pour le faire repartir à nouveau tout en permettant à la lumière d’atteindre son cœur, coupez les branches qui sont sévèrement endommagées par le gel.

Conservez uniquement les tiges qui sont bien vertes et vigoureuses pour permettre à la plante de concentrer son énergie sur les parties saines. Cette opération s’effectue au printemps. Avant d’entamer la taille, assurez-vous que la météo ne prévoit pas des gelées tardives. À l’annonce de périodes de gel, protégez vos lauriers avec un voile d’hivernage

Laurier-rose avec des taches brunes

Laurier rose avec des taches brunes

Des taches brun foncé ou noires qui se multiplient sur le feuillage du laurier-rose sont le signe du chancre bactérien.

Les feuilles présentant des taches finissent par jaunir et par tomber tandis que les branches touchées flétrissent et meurent. Cette maladie entraîne un ralentissement de croissance et peut s’achever par la mort de votre arbuste si aucune intervention n’est réalisée.

Afin de limiter la propagation du chancre bactérien, vous devez retirer et détruire les parties infectées, puis appliquer une solution à base de cuivre. Songez également à appliquer cette dernière après une taille visant à garantir à la plante une bonne hygiène.

La maladie de la gale bactérienne du laurier-rose

C’est la bactérie “Pseudomonas syringae” qui est à l’origine de cette maladie. Elle cible les vaisseaux conducteurs de sève, elle provoque la destruction progressive des tissus. Les symptômes les plus visibles sont des excroissances brunâtres et boursouflées qui apparaissent sur les racines, les branches ainsi que les tiges. Il s’ensuit un ralentissement de croissance chez les sujets infectés. La bactérie se transmet d’un sujet à l’autre par les insectes piqueurs-suceurs et par les outils de taille contaminés.

Il n’existe pas de remède efficace contre cette maladie. La seule solution est de tailler puis de brûler toutes les parties atteintes dès les premiers symptômes. Appliquez ensuite de la bouillie bordelaise diluée sur l’ensemble de l’arbuste, une fois par mois pendant trois mois. La dilution se fera à raison de 15 grammes par litre d’eau. Si l’infection est très avancée, la destruction complète de l’arbuste en le brûlant est la seule solution pour éviter la contamination d’autres plantes.

Le laurier-rose couvert d’une poudre blanche

La poudre blanche en question correspond aux champignons de l’oïdium. Une maladie fongique qui se développe chez les plantes exposées à de fortes variations de températures entre des nuits fraîches et des journées chaudes. Des conditions climatiques qui sont typiques du printemps et de l’automne.

La poudre blanche gêne la respiration du feuillage et perturbe la photosynthèse. En évoluant, les feuilles atteintes jaunissent, se déforment légèrement et finissent par tomber.

Pour traiter l’oïdium du laurier, coupez et brûlez les parties couvertes de ce dépôt blanc. Vaporisez sur le feuillage une solution à base de bicarbonate de soude et de savon noir. Diluez le bicarbonate à raison d’une cuillère à soupe par litre d’eau tiède. Ensuite, ajoutez quelques gouttes de savon noir liquide pour améliorer l’adhérence de la préparation sur le feuillage.

Les ravageurs du laurier-rose

Laurier rose avec la maladie des champignons de l’oïdium
Cochenilles

Les principaux ravageurs de cet arbuste sont les cochenilles (cochenille farineuse et cochenille à carapace) et le puceron du laurier-rose (appelé Aphis nerii). Ces deux parasites ont deux points communs :

  • Le fait d’affaiblir l’arbuste en le vidant de sa sève.
  • Le fait d’attirer des fourmis et des champignons en sécrétant sur les feuilles une substance sucrée appelée miellat.

Les champignons en question apparaissent sous forme d’une suie noirâtre appelée la fumagine. Cette dernière empêche les feuilles de recevoir suffisamment de lumière, ce qui accentue le retard de croissance causé par les piqûres des parasites. En cas de forte infestation, adoptez des auxiliaires de jardin comme les syrphes, les coccinelles et les chrysopes pour protéger vos lauriers. Pour prévenir une future attaque ou faire face à un petit nombre de parasites, n’hésitez pas à préparer un répulsif maison à base d’ingrédients naturels.

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