Sophora malade : feuilles jaunes, taches brunes, parasites et traitements

Sophora malade

Comme tous les arbres, le sophora peut s’affaiblir lorsqu’il est confronté à certaines menaces. Ces dernières ont tendance à engendrer une décoloration abondante du feuillage en pleine saison de croissance. Certaines maladies du sophora sont plus graves que d’autres, d’où l’importance d’identifier rapidement les causes d’un changement inexpliqué d’aspect.

Mon sophora a des feuilles jaunes : explications

Sophora a des feuilles jaunes

Le jaunissement naturel des feuilles

La première explication des feuilles jaunes chez le sophora est naturelle. En effet, le sophora est un arbre à feuillage caduque, ce qui veut dire qu’il perd ses feuilles en automne.

Avant de tomber, ces dernières jaunissent, ce qui est tout à fait normal. En revanche, le jaunissement abondant du feuillage au printemps ou en plein été est plus préoccupant.

Le jaunissement lié au stress : que faire pour y remédier

Un sol trop humide ou peu drainant prive les racines d’oxygène, ce qui se traduit rapidement par un jaunissement généralisé du feuillage. À l’inverse, une longue période de sécheresse combinée à une chaleur intense peut produire le même résultat.

Les jeunes sujets sont les principales victimes de l’excès et de la carence en eau. Ils ont besoin d’un sol léger et aéré. Le sophora aime les sols calcaires et déteste les terrains acides ou argileux.

Les deux premières années qui suivent sa plantation, maintenez régulièrement le substrat humide en versant directement l’eau au pied de l’arbre. Toutefois, évitez que le sol soit détrempé et laissez sa surface sécher entre deux arrosages. Recouvrez la surface de la terre d’un paillis pour que l’humidité soit conservée le plus longtemps possible.

De nombreuses personnes signalent un jaunissement après une taille sévère ou effectuée à la mauvaise saison. En effet, l’arbre affaibli ne distribue plus assez de nourriture à toutes ses feuilles. C’est pour cela qu’il est conseillé de tailler votre sophora légèrement en supprimant uniquement les branches basses et les plus fines. Afin que l’arbre se remette après la taille, l’idéal est de le tailler en été

La maladie du corail

Manifestations

La maladie du corail est causée par un champignon appelé Nectria cinnabarina. Ce dernier profite des blessures, des branches mortes ou des périodes de stress pour pénétrer dans l’arbre et s’y installer.

La maladie du corail se caractérise par de petites excroissances rondes, de couleur orange vif à rose saumon, qui apparaissent sur l’écorce des branches atteintes. Ces petits boutons sont en réalité les organes reproducteurs du champignon.

Avec le temps, ils brunissent puis noircissent sous l’effet de la chaleur. Les branches affectées par le phénomène se dessèchent progressivement depuis leur extrémité vers le tronc, puis perdent leurs feuilles.

Comment traiter la maladie du corail ?

Maladie du corail sur sophora

Il n’existe pas de fongicide naturel capable d’éliminer ce champignon une fois qu’il est installé dans le bois. C’est pour cela qu’il faut intervenir dès les premiers symptômes en supprimant les branches atteintes. Lors de la suppression, remontez plusieurs centimètres dans le bois sain.

Désinfectez votre outil de taille à l’alcool à 90 ° avant et après chaque coupe pour ne pas propager les champignons aux parties saines. Isolez et brûlez immédiatement les parties coupées.

Sur les cicatrices de taille, appliquez systématiquement un mastic cicatrisant à base de cuivre. Le meilleur traitement préventif disponible est la bouillie bordelaise. Il faut la pulvériser sur l’ensemble de l’arbre au début du printemps, avant l’éclosion des bourgeons, et en automne après la chute des feuilles.

L’oïdium du sophora ou maladie du blanc

Manifestations de l’oïdium

L’oïdium est une maladie fongique qui se manifeste par un dépôt poudreux blanchâtre, formant une fine pellicule à la surface des feuilles. Correspondant à un champignon microscopique, cette poudre se dépose principalement sur les jeunes pousses et les rameaux tendres.

Cette maladie apparaît surtout lors des étés chauds avec de fortes variations de température entre le jour et la nuit. La pellicule gêne la photosynthèse et favorise l’apparition d’infections. Les feuilles touchées se déforment, se recroquevillent et finissent par tomber.

Traitement naturel de l’oïdium

Retirez et brûlez les feuilles et les pousses les plus touchées. Préparez un fongicide naturel en versant une cuillère à soupe de bicarbonate de soude dans un litre d’eau tiède.

Ajoutez quelques gouttes de savon noir liquide pour que le mélange tienne bien sur les feuilles. Versez la solution obtenue dans un vaporisateur et vaporisez-la sur le feuillage du sophora une fois par semaine, pendant trois semaines.

Les fongicides à base de soufre (comme le soufre mouillable) sont une alternative efficace contre l’oïdium. Il faut les appliquer par temps sec en dehors des heures chaudes de la journée.

Les cochenilles du sophora

Cochenilles du sophora

Les cochenilles sont des insectes piqueurs-suceurs qui se fixent sur les feuilles et les rameaux du sophora pour en aspirer la sève. Elles se présentent sous plusieurs formes selon l’espèce.

Certaines espèces ressemblent à de petites écailles brunes ou grises collées sur les branches. On parle de cochenilles à bouclier ou à carapace. D’autres sont enveloppées dans un amas blanc légèrement farineux et sont appelées des cochenilles farineuses.

Les cochenilles produisent du miellat, une substance sucrée et collante qu’elles rejettent après avoir aspiré la sève. Ce miellat attire les fourmis et favorise le développement d’un champignon appelé fumagine. Sous forme d’une suie noirâtre comme le charbon, ce dernier recouvre les feuilles et les tiges. Sa présence réduit l’éclairage du feuillage, ce qui gêne la photosynthèse.

Pour éliminer les cochenilles naturellement et sans effort, faites appel à un auxiliaire de jardin comme la coccinelle. Les larves de chrysopes sont également de redoutables prédateurs de ces parasites, traquant à la fois les cochenilles, les pucerons, les araignées rouges…

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