Également appelé styphnolobium japonicum, arbre des pagodes ou érudit chinois, le sophora du Japon (sophora japonica) vient en réalité de Chine. Dans l’antiquité, il était associé à la sainteté, au recueillement et à la vénération. Il est surtout apprécié pour son allure majestueuse et pour ses belles fleurs. C’est un bel arbre ornemental qui mesure entre 15 et 25 mètres de hauteur à l’âge adulte. Il apprécie beaucoup la chaleur, mais parvient aisément à supporter les températures allant jusqu’à -20 °C. Le sophora japonica est également résistant à la pollution. À l’âge adulte, il a une écorce gris-brun, ondulée et marquée de crevasses dans le sens de la longueur. Le sophora du Japon a des feuilles caduques mesurant entre 15 et 25 centimètres de long chacune.
Plantation de l’arbre des pagodes
Quand planter le styphnolobium japonicum ?
Le sophora japonica se plante au printemps ou à l’automne. Il est adapté aux grands jardins et aux espaces publics. Si vous avez envie de diversité, n’hésitez pas à le planter en même temps que différents arbres à croissance rapide. Pour lui permettre de bien se déployer, plantez-le à au moins cinq mètres des autres arbres et des bâtiments.
Le sophora japonica exige une exposition en plein soleil pour bien se développer. Toutefois, évitez de le planter dans un endroit où il risque d’être fréquemment exposé au vent.
Les caractéristiques du sol
Peu exigeant en matière de substrat, le sophora du Japon s’adapte à différents types de sols, excepté les sols très acides. Pour le planter, creusez un trou suffisamment profond pour contenir toutes ses racines. En effet, il faut que celles-ci s’ancrent profondément dans le sol pour permettre à l’arbre de bien s’hydrater et se nourrir.
Pensez à tuteurer les jeunes plants en les attachant à un support en bois ou en bambou. Choisissez un tuteur suffisamment long et solide et plantez-le plus en profondeur que l’arbre lui-même.
Assurez-vous que le sol de plantation n’est pas gorgé d’eau ou qu’il n’a pas tendance à trop retenir l’humidité. Si le sol est trop compact ou argileux, ajoutez à la terre du trou du sable grossier ou de la terre de rivière. Les sols qui se gorgent facilement d’eau nuisent à la santé du sophora en asphyxiant ses racines, d’où l’importance d’améliorer leurs propriétés drainantes. Incorporez aussi du compost au trou pour augmenter sa teneur en nutriments naturels.
L’arbre des pagodes est résistant à la sécheresse et s’y adapte en ralentissant sa croissance. En revanche, il ne supporte pas l’excès d’eau, surtout lorsqu’il est encore à l’état de jeune plant. Pour cela, attendez toujours que le sol s’assèche avant de l’arroser
Après la plantation, couvrez le sol autour de l’arbre avec une bâche pendant les deux à trois premières années. Cela empêchera que les mauvaises herbes poussent à son pied et perturbent sa croissance.
La floraison de l’arbre des pagodes

La floraison du sophora japonica a lieu au cours des étés longs et marqués par une forte chaleur. Toutefois, il faut attendre plus de 30 ans avant de voir apparaître les toutes premières fleurs. En attendant, vous pouvez profiter du fabuleux spectacle qu’offre le feuillage qui jaunit à l’automne.
Rassemblées en grappes, les fleurs sont de couleur blanc crème. Elles s’épanouissent à la fin de l’été (entre fin août et début septembre) et dégagent un doux parfum. Celui-ci attire de nombreux insectes (y compris les abeilles) qui assurent la pollinisation des fleurs.
Les fruits du sophora japonica
La pollinisation des fleurs donne lieu à des fruits en forme de pois. Ceux-ci sont alignés dans des sortes de poches semblables à celles du haricot. Une seule poche peut contenir jusqu’à huit graines.
Communément appelés des gousses (en raison de leur disposition), les fruits sont de couleur vert jaunâtre au départ. À maturité, ils deviennent brun clair et restent suspendus sur l’arbre tout l’hiver.
Multiplication
Pour multiplier le sophora du Japon, il existe deux possibilités :
- La multiplication par semis : semez vos graines au printemps. Les semences ont besoin de chaleur (une température d’environ 20 °C) pour germer. Pour cela, il faut les placer dans une serre chauffée ou les couvrir avec une cloche en plastique. Maintenez une humidité constante au sein du substrat pour permettre aux graines de germer. Attendez un à deux mois, le temps que les jeunes plants fassent assez de racines avant de les repiquer dans des godets. Lorsqu’ils deviendront un peu plus robustes, transplantez-les dans la terre.
- Le bouturage à talon des rejets : cette technique consiste à prélever la bouture avec une petite portion de la branche à laquelle elle est associée.
- Le greffage est une technique délicate et réservée aux professionnels du jardinage.
Comment tailler un sophora ?
La taille du sophora doit avoir lieu en fin d’hiver ou au début du printemps. Le principal objectif est de supprimer les branches mortes, abîmées ou envahies par des ravageurs. La taille peut également viser à modifier l’apparence de votre arbre.
Maladies et traitements
Les maladies susceptibles d’atteindre le styphnolobium japonicum sont l’oïdium1 et la maladie du corail2. Elles sont toutes deux provoquées par des champignons qui sont attirés par les grosses plaies. Les blessures du sophora japonica peuvent aussi attirer des champignons lignivores. Est qualifié de lignivore un champignon qui se nourrit du bois, provoquant la décomposition de dernier. Pour éviter ces problèmes, appliquez immédiatement un antiseptique dès que votre arbre se blesse.
Notes de bas de page
- Oïdium : maladie des plantes provoquée par un champignon microscopique qui se fixe à la surface des feuilles, des tiges ou des fleurs et s’y développe en formant une fine poussière blanchâtre. Ce champignon se nourrit des tissus vivants de la plante, ce qui affaiblit sa croissance et peut altérer la qualité des fruits, des fleurs ou du feuillage. L’oïdium apparaît surtout dans des conditions douces et humides et progresse rapidement si rien n’est fait pour lutter contre lui. ↩︎
- Maladie du corail : maladie des arbres et des arbustes causée par un champignon qui colonise les parties affaiblies des végétaux. Elle se reconnaît par de petites excroissances ou croûtes de couleur orangée à rouge vif qui apparaissent sur l’écorce. En progressant, le champignon interrompt la circulation de la sève, provoque le dessèchement des branches atteintes et peut conduire, à terme, au dépérissement de l’arbre si la maladie se généralise. ↩︎

