Bien qu’elles soient très résistantes, les plantes du genre sansevieria (ou sansevière) ne sont pas pour autant invulnérables aux maladies. Lorsqu’elles sont malades, les sansevières (aussi langue de belle-mère ou épée de saint Georges) présentent les signes tels que : les feuilles molles, jaunes, sèches ou tombantes. Dans ce cas, la première chose à faire est d’identifier la cause pour pouvoir ensuite appliquer le bon traitement.
Les racines sont atteintes de pourriture
Causes et manifestations
Lorsque les feuilles de votre sansevieria deviennent molles, il est probable que le problème soit lié aux racines qui pourrissent. La pourriture racinaire peut aussi provoquer le jaunissement et le dessèchement des feuilles. Différentes raisons peuvent expliquer ce phénomène :
- L’asphyxie des racines due au caractère peu drainant du sol : caractéristique commune aux sols lourds et argileux, l’absence de qualités drainantes favorise la rétention d’humidité. Cela encourage la prolifération de champignons qui s’attaquent aux racines et provoquent leur pourrissement.
- Des arrosages excessifs : l’excès d’eau (surtout lorsque la sansevière est plantée dans un pot sans trous de drainage) a également tendance à provoquer l’asphyxie des racines dont le nombre diminue à mesure qu’elles pourrissent.
Pour diagnostiquer l’excès d’humidité, enfoncez un doigt dans le substrat et vérifiez s’il est mouillé. Si c’est le cas, il faudra sortir la plante de terre et vérifier l’état des racines. Si celles-ci ont entièrement pourri, mieux vaut que vous remplaciez votre sansevieria par un nouveau plant. Les racines atteintes de pourriture prennent une teinte brune tandis que celles qui sont saines ont généralement une couleur blanche.
Maladie de la sansevieria trifasciata : que faire ?
Pour sauver votre sansevière, la meilleure solution sera de la rempoter dans un substrat doté de meilleures qualités drainantes. Cela va nécessiter l’ajout de sable grossier et de fibres de coco au terreau (du terreau pour cactus ou pour succulentes). N’hésitez pas à incorporer les deux éléments pour un drainage optimal.
Lorsqu’il s’agit d’une plantation en pleine terre, les sols sableux, caillouteux et les rocailles favorisent une meilleure croissance. En l’absence de ce type de sol, un drainage manuel est nécessaire. Dans un premier temps, cela nécessite de tapisser le fond du trou de plantation avec un lit de billes d’argile ou du gravier. À noter que le trou doit faire trois fois la taille de la motte. Dans un second temps, il faudra mélanger la terre retirée du trou avec du sable grossier (ou du sable de rivière) et des fibres de coco.

Comment empêcher la pourriture racinaire ?
Pour éviter que les excès d’eau stagnent sous le substrat des sujets en pot, vous devez utiliser un pot dont le fond est percé. Espacez les arrosages de sorte que le substrat s’assèche complètement entre deux apports d’eau. Les sansevières préfèrent manquer un peu d’eau que l’excès d’humidité. Il convient aussi de les arroser avec modération. Après chaque arrosage, videz le récipient placé sous le pot car l’eau stagnante est susceptible de remonter jusqu’aux racines.
En arrosant la langue de belle-mère, il ne faut surtout pas mouiller le cœur de la plante. Cela peut occasionner la pourriture des feuilles à la base. La bonne façon de l’arroser est de verser directement l’eau sur la terre ou d’immerger tout pot dans l’eau pendant quelques secondes. Ensuite, laissez le substrat s’égoutter avant de remettre la plante dans sa soucoupe.
La sécheresse et l’excès d’engrais
Si vous oubliez d’arroser votre sansevière en pot (en période de forte chaleur notamment), cela peut occasionner le jaunissement ou le dessèchement de ses feuilles. À partir de leur deuxième année, les sujets en pleine terre sont moins dépendants des arrosages. En effet, ceux-ci sont capables de s’hydrater en allant chercher l’eau dans les profondeurs du sol.
Si votre sansevière souffre d’une carence en eau, arrosez-la copieusement ou bassinez-la pour l’encourager à repartir.
Pour contrôler l’aspect de votre plante et la rendre plus attrayante, supprimez les feuilles sèches ou endommagées en les coupant à la base.
Pour assurer une bonne santé à la sansevière en pot, il convient de la surveiller et de l’arroser dès que la terre s’assèche. Lorsqu’il fait très chaud, n’hésitez pas à arroser les sujets en pleine terre. Si vous le souhaitez, un arrosage sur deux, vous pouvez leur appliquer une petite dose d’engrais. Les applications d’engrais s’effectuent au printemps et en été suivant les indications du fabricant.
L’apport de doses excessives d’engrais ou le fait de fertiliser votre plante en automne ou en hiver peut brûler son feuillage. La langue de belle-mère étant une plante à croissance lente, elle demande très peu de nourriture. De l’automne à l’hiver, elle est au repos et n’a pratiquement pas besoin de se nourrir.
L’excès de chaleur et le froid
Les feuilles de la langue de belle-mère peuvent sécher à cause d’un excès de chaleur, surtout si cela s’associe au manque d’eau. Cette plante peut aussi se décolorer lorsqu’elle est exposée au froid. En général, elle tolère une température d’au moins 10 °C en hiver et d’environ 25 °C en été. Des températures en dessous ou au-dessus de ces seuils peuvent être responsables du jaunissement ou de la chute des feuilles.
L’épée de saint Georges ne supporte pas non plus d’être placée à proximité des sources de chaleur.
Maladie de la sansevieria cylindrica aux feuilles molles ou décolorées
Une infestation massive de ravageurs peut retarder la croissance des sansevières, surtout lorsqu’il s’agit de jeunes pousses. Les sujets les plus fragiles peuvent avoir les feuilles décolorées et devenir moins attrayants.
Lorsque les feuilles situées à la base de la plante jaunissent de façon occasionnelle, il s’agit probablement d’un phénomène naturel. C’est un processus fréquent chez les plantes, leur permettant de faire peau neuve en se débarrassant des feuilles les plus vieilles. Toutefois, il convient de noter que ce phénomène se produit rarement chez la langue de belle-mère. Découvrez dans cet article comment entretenir une langue de belle-mère et éviter qu’elle tombe de nouveau malade.

