Pour réussir la culture de la zamioculcas zamiifolia (encore appelée plante zz ou emerald palm), certaines dispositions doivent être respectées. Visant d’une part à encourager la croissance de la plante, ces règles permettent de lui assurer une santé robuste. Elles s’inspirent des conditions naturelles de cette plante qui est originaire d’Afrique tropicale. On fait le point sur les règles à suivre pour prendre soin de votre zamioculcas zamiifolia.
Comment démarrer la culture d’une plante zz ?
Pour lancer la culture d’une zamioculcas, vous pouvez l’acheter et la rempoter ou partir d’une bouture. Dans le second cas, il faudra prélever des tiges saines d’une longueur comprise entre 10 et 15 centimètres. Retirez un maximum de feuilles à partir du bas et ne conservez que les deux à quatre feuilles situées au sommet.
Enduisez la base des tiges d’hormone de bouturage et plantez-les dans un substrat drainant. Il est également possible de placer les boutures dans l’eau et attendre que les racines se forment avant de les planter.
Pour planter de nouveaux sujets, un pot de six à sept centimètres de diamètre conviendra car les zamioculcas aiment être serrés. Lorsqu’elles sont plantées dans un très grand contenant, elles développent leur système racinaire au détriment de la partie aérienne.
Comment choisir l’emplacement adéquat
La zamioculcas zamiifolia adore la luminosité, mais elle ne supporte pas le soleil direct de l’été. Elle se plaît plus à l’ombre, dans un endroit à mi-ombre ou devant une fenêtre munie d’un voile tamisant.
À la belle saison, il est intéressant de la mettre dans votre jardin, sur votre terrasse ou votre balcon en la mettant à l’abri des rayons de soleil de midi ou de l’après-midi. En intérieur, il est important de l’éloigner des sources chaudes (chauffage, cheminée…), car cela risque de brûler son feuillage.

Comment assurer un bon entretien à la zamioculcas ?
Bien arroser
Arrosez régulièrement votre zamioculcas noir avec une quantité d’eau raisonnable car cette plante déteste l’excès d’humidité. Versez directement l’eau sur la terre ou immerger l’entièreté du pot dans un seau d’eau pendant quelques secondes.
Si vous employez la seconde méthode, posez ensuite la plante dans votre évier jusqu’à ce que le substrat finisse de s’égoutter. Après cela, vous pourrez reposer le contenant sur sa soucoupe ou son cache-pot.
Avant chaque arrosage, touchez la terre pour être certain qu’elle a séché avant d’arroser votre plante à nouveau. Dépoussiérez régulièrement les feuilles de votre emerald palm avec un linge humide pour la rendre attrayante.
Assurer une bonne hygrométrie
Un manque d’hygrométrie peut occasionner un dessèchement des feuilles tout en encourageant les attaques de parasites. Pour éviter cela, placez l’emerald palm au milieu de plantes faciles à entretenir et ayant à peu près les mêmes exigences.
Vous pouvez compenser le manque d’hygrométrie en mettant de l’eau dans la soucoupe placée sous le pot. Celle-ci s’évaporera et alimentera les feuilles en humidité. Toutefois, il est essentiel de mettre des billes d’argile ou du gravier dans la soucoupe de sorte que leur hauteur dépasse le niveau de l’eau.
Vous pouvez aussi vaporiser les feuilles avec de l’eau de pluie, de l’eau de source ou de l’eau déminéralisée. Avant d’utiliser de l’eau de robinet, il convient d’y ajouter un jus d’un citron frais pour atténuer l’effet du calcaire.
Fertiliser le sol
À la belle saison, enrichissez le substrat avec de l’engrais pour plantes fleuries ou pour plantes vertes. À défaut d’un fertilisant liquide, enfoncez dans la terre de l’engrais équilibré à libération lente de type NPK 10, 10, 10. Celui-ci-ci se compose essentiellement de 10 % d’azote (N), 10 % de phosphore (P) et de 10 % de potasse (K). Chacun de ces composants a un rôle à jouer :
- L’azote stimule la croissance de la plante.
- Le phosphore favorise le développement racinaire.
- La potasse améliore la floraison.
La durée d’action des engrais à libération lente est de deux à trois mois selon le produit. De l’automne à l’hiver, votre plante n’a pas besoin de fertilisation. En effet, elle se repose et l’apport d’un fertilisant lui ferait plus de mal que de bien.
Certains engrais à libération lente (en particulier les engrais en bâtonnet) font en même temps office d’insecticide. À ce titre, ils immunisent votre plante contre les cochenilles et autres ravageurs qui sont susceptibles de l’envahir.
Le tuteurage de l’emerald palm : est-ce important ?
Sans un tuteur pour la maintenir debout, la plante zz a tendance à se pencher sur le côté. La meilleure façon de la tuteurer en même temps que ses rejets est de planter quatre à cinq tuteurs aux extrémités du pot. Plantez ces derniers dans la terre et reliez-les au moyen d’une corde sans trop tirer sur cette dernière.
Le rempotage de la zamioculcas

La zamioculcas zamiifolia doit être rempotée une fois tous les deux à trois ans pour éviter que les racines soient à l’étroit. C’est également l’occasion de renouveler le substrat qui après un certain temps s’appauvrit en nutriments naturels. Le pot choisi pour le rempotage doit légèrement dépasser le précédent en termes de diamètre pour permettre aux racines d’être à leur aise.
L’emerald palm a besoin d’un substrat très léger (constitué de tourbes et de fibres de coco par exemple). L’avantage des fibres réside dans leur capacité à absorber l’eau d’arrosage et à la restituer à la plante petit à petit. Cela permet de maintenir de l’humidité dans le sol sans que la plante souffre d’excès d’humidité. Dans le commerce, un terreau pour plantes vertes de qualité supérieure répondra parfaitement à ces critères.
Avant de mettre la plante dans son nouveau pot, essayez de décompacter la motte sans trop forcer. Pour faciliter le décompactage, n’hésitez pas à tremper cette dernière dans de l’eau.
La zamioculcas est-elle toxique ?
La zamioculcas emerald palm est susceptible de déclencher des irritations au contact de la peau. Pour cela, il convient de revêtir des gants avant de la manipuler. Par précaution, vous devez vous laver les mains après chaque manipulation car l’ingestion de la sève peut provoquer des maux de ventre chez l’être humain. C’est une plante qu’il faut aussi éloigner du chat, car ce dernier peut mourir après l’avoir ingéré.

