Article mis à jour le 26 avril 2026
Comme tous les végétaux, l’érable du Japon (Acer palmatum) peut tomber malade lorsqu’il fait face à certaines menaces. Les symptômes de maladies les plus courants sont les feuilles qui se dessèchent, l’apparition de taches blanches… Parfois, il peut être menacé par certains ravageurs. Un changement d’aspect inexpliqué nécessite que vous observiez attentivement votre érable afin de comprendre le problème qu’il rencontre.
Mon érable du Japon a ses feuilles qui sèchent en été : causes et solutions

Pourquoi l’érable perd ses feuilles en été ?
Dans son milieu d’origine, l’érable du Japon est accoutumé aux sous-bois. De ce fait, il ne supporte pas les rayons directs du soleil. Sous un soleil trop brûlant, l’arbuste perd plus d’eau par les feuilles que ce que les racines sont capables d’absorber.
Les sujets qui reçoivent très peu d’eau pendant de fortes chaleurs sont davantage affectés par cette situation. En effet, contrairement à de nombreux arbustes, le système racinaire de l’Acer palmatum est peu profond et ne peut donc pas aller chercher l’eau loin dans la terre. Entre le soleil brûlant, les vents chauds et secs et un sol qui s’assèche en un temps record, pendant les étés chauds, l’arbuste est à l’agonie.
Les bords des feuilles deviennent alors marron et craquants. Dans les cas graves, les feuilles se recroquevillent et tombent en grand nombre.
Comment y remédier ?
Voici comment éviter que les feuilles se dessèchent :
- Maintenez le sol humide grâce à des arrosages réguliers, mais par petites doses. Trop d’eau d’un coup peut aussi nuire à l’arbuste.
- Protégez l’érable du soleil brûlant en privilégiant les emplacements à l’ombre l’après-midi. Évitez une ombre trop dense car l’absence de lumière risque d’atténuer les couleurs de votre érable.
- Installez un paillis d’écorces au pied de l’arbre pour garder l’humidité dans le sol.
L’oïdium de l’érable du Japon ou maladie du blanc
L’oïdium est attribué à des champignons microscopiques apparaissant sous forme d’un dépôt blanc farineux sur les feuilles.
L’oïdium se développe quand l’air est chaud et humide, mais sans pluie directe sur les feuilles. Les érables placés dans des endroits peu ventilés sont les plus exposés. Les feuilles touchées se déforment légèrement, jaunissent, puis tombent prématurément si rien n’est fait.
Pour venir à bout de l’oïdium, commencez par supprimer les feuilles infectées. Ensuite, vaporisez une solution de bicarbonate de soude (1 cuillère à café pour un litre d’eau tiède) sur les feuilles atteintes. La vaporisation s’effectue par temps doux. Aérez mieux l’espace autour de votre arbre pour créer des conditions hostiles à l’oïdium.
La maladie du tronc de l’érable
La maladie du tronc de l’Acer palmatum peut faire référence à deux infections graves : la verticilliose et la maladie de la suie.
La maladie de la suie
Il s’agit d’une maladie fongique se développant sur les arbustes exposés à des périodes de forte sécheresse et de chaleur. La maladie commence avec l’apparition de petits dépôts noir foncé sur l’écorce ressemblant à de la suie. Ensuite, celle-ci se décolle, laissant le bois nu.
Le champignon responsable de la maladie se propage sur l’ensemble de l’arbre, entraînant des plaies et des boursouflures par endroits. Les sujets atteints finissent par mourir au bout de quelques années.
La verticilliose
Les symptômes caractéristiques de la verticilliose de l’érable sont :
- La décoloration et la chute partielle des feuilles qui flétrissent parfois.
- Le dessèchement soudain des branches. En coupant celles-ci, on constate la présence de stries de couleur brun olive ou verdâtre dans le bois.
- Une croissance réduite.
- Un dépérissement progressif et un dégarnissement de la partie aérienne.
Cette maladie vient de deux formes de champignons respectivement nommées verticillium albo-atrum et verticillium dahliae. Ceux-ci vivent dans le sol, ils infectent l’arbuste en contaminant les blessures faites aux racines en travaillant la terre.
Les racines peuvent aussi se blesser naturellement ou être grignotées par des insectes comme des larves d’otiorhynque. Transporté par la sève, le champignon se propage à travers l’arbuste tout en continuant de se multiplier. Il finit par obstruer les canaux par lesquels circule la sève
Privées de cette substance vitale, les branches meurent. Le champignon peut vivre dans la terre pendant plus de 10 ans. Il prospère surtout dans les sols avec de faibles fonctions drainantes. Les terrains ayant servi à la culture de la tomate, des pommes de terre ou des pétunias favorisent aussi son développement.
Comment remédier aux maladies du tronc de l’érable ?
La maladie de la suie est incurable. En cas d’infection, vous devez faire appel à un élagueur professionnel pour l’abattage du sujet atteint. En effet, l’abattage des arbres nécessite un certain nombre de précautions visant à protéger les végétaux situés à proximité.
Dans le cas de la verticilliose, il est possible de sauver votre arbre si vous identifiez l’infection avant qu’elle s’installe complètement. En cas de détection précoce, la solution consiste à couper et brûler immédiatement les branches atteintes pour éviter que la maladie ne se propage. Désinfectez vos outils de taille à chaque coupe (avec de l’alcool ou de l’eau de Javel diluée).
Les ravageurs de l’érable du Japon

Les principaux ravageurs de cet arbuste sont les pucerons et les cochenilles, qui affaiblissent l’arbuste en aspirant sa sève. Face aux infestations massives, l’Acer palmatum devient très vulnérable aux maladies.
Les signes d’une attaque de pucerons sont l’enroulement et la déformation des feuilles. Les cochenilles apparaissent sous forme de petits amas cotonneux ou de tout petits insectes bruns immobiles agrippés aux feuilles et aux tiges.
Après avoir digéré la sève, ces parasites laissent sur les feuilles une substance collante et sucrée appelée miellat. Celle-ci attire les fourmis, mais peut aussi faire apparaître une suie noirâtre sur le feuillage. Appelée la fumagine, cette matière est en réalité un champignon qui bloque la lumière et réduit l’efficacité de la photosynthèse. Pour faire face à ces parasites et aux dégâts découlant de leur présence, utilisez des solutions permettant d’éliminer pucerons et cochenilles avec leur miellat.

