Originaire des forêts tropicales d’Inde, l’orchidée vanda est reconnaissable à ses nombreuses et longues racines aériennes. Elle possède des feuilles épaisses, disposées en éventail et dont la longueur dépasse la largeur. Ses fleurs ont des teintes et des formes différentes en fonction des variétés. C’est dans cette population que l’on retrouve la fameuse orchidée vanda noire et l’orchidée vanda bleue.
Comment planter une orchidée vanda ?
Sol et contenant
À l’état sauvage, l’orchidée vanda vit suspendue aux branches et aux troncs des arbres. Ses racines sont habituées à rester à l’air libre, bénéficiant ainsi d’une excellente ventilation et de la lumière du jour. Lorsqu’elles sont mises en terre, elles pourrissent et la plante meurt.
À défaut de suspendre votre vanda à un support, vous pouvez vous procurer un substrat du commerce spécialement préparé pour les orchidées. Si vous préférez faire les choses vous-même, préparez un substrat maison composé essentiellement de fibres (fibres de coco), de mousses (de la sphaigne1 par exemple) et/ou d’écorces broyées (écorces de pin, de sapin…).
Bien qu’un seul de ces éléments puisse faire l’affaire, leur association permet d’obtenir un substrat de meilleure qualité. L’avantage de ce type de substrat est qu’il est capable de retenir de l’humidité qu’il restitue progressivement à la plante sans entraver l’aération des racines. En termes de contenant, vous avez le choix entre un pot translucide et un panier ajouré (percé de nombreux trous).
Exposition
Pour bien se développer, il est important que la vanda ait assez de lumière, mais sans être directement exposée au soleil. Pour le bien-être de cette plante, elle doit être mise à l’ombre ou dans un endroit à mi-ombre. Il est également possible de la placer à 30 centimètres d’une fenêtre ou d’une baie vitrée exposée plein sud et sud-est.
Les vandas se cultivent dans un cadre chaud et humide. En journée, la température ambiante doit être d’au moins 20 °C, mais ne doit pas dépasser 28 °C. Les nuits, il lui faut une température comprise entre 15 et 18 °C pour être dans de bonnes conditions. En hiver, la température peut chuter jusqu’à 16, voire 15 °C en journée sans que cela nuise aux vandas. Seules les vandas teres et les vandas kimballiana peuvent supporter des températures plus basses.
Les orchidées vanda ont horreur du froid. Elles y sont plus sensibles lorsqu’elles sont en fleur ou qu’elles viennent d’être arrosées. Pour cette raison, il est important de bien les protéger pendant l’hiver en les rentrant dans une pièce ou dans une serre.
Entretien de l’orchidée vanda

Arrosage
L’orchidée vanda s’arrose lorsque ses racines commencent à virer du vert au blanc. Pour l’arroser, vous devez immerger les racines situées sous le collet pendant une dizaine de minutes environ. L’arrosage se fera avec une eau claire non calcaire (eau de pluie, de puits ou de source). Pensez à la mettre à température ambiante pour éviter que votre plante soit stressée en raison d’une variation brutale de température.
Pour hydrater les racines aériennes, vaporisez dessus de façon régulière de l’eau tiède non calcaire.
Fertilisation
Pendant que votre plante est en pleine croissance, encouragez-la en la nourrissant avec un engrais riche en azote. Pendant sa période de floraison, remplacez celui-ci par un engrais riche en phosphore.
Il est conseillé de n’appliquer que la moitié de la dose recommandée et de toujours l’ajouter à l’eau d’arrosage. À défaut des fertilisants du commerce, il est possible de concocter un engrais maison à base de peaux de banane. Découpez celles-ci en petits morceaux et laissez-les macérer dans de l’eau pendant 72 heures. Les peaux de banane libèrent ainsi leurs principes actifs dans l’eau. Elles sont particulièrement riches en potassium, un élément essentiel à la formation des fleurs.
Taille
Une fois que les fleurs ont fané, coupez la tige florale juste en dessous de la fleur la plus basse. Dans les meilleures conditions, une nouvelle floraison devrait démarrer au bout de la tige. Dans le cas contraire, celle-ci séchera. Il faudra alors la supprimer pour permettre à une nouvelle tige florale de pousser.
Pensez également à supprimer les racines noires ou desséchées de l’orchidée vanda au début du printemps pour éviter qu’elles pourrissent. Leur suppression permettra à votre plante de faire de nouvelles racines qui l’aideront à gagner en vitalité.
Effectuez la taille avec un outil tranchant (en acier inoxydable de préférence) que vous prendrez le soin de désinfecter au préalable. Après l’opération, appliquez de la poudre de charbon de bois sur les plaies pour éviter qu’elles s’infectent.
Multiplication
Les vandas peuvent être multipliées de deux différentes façons :
- Le bouturage du keiki, celui-ci correspondant au rejet de l’orchidée. Surgissant de manière imprévisible, il pousse au bout la tige florale une fois que les fleurs ont fané et qu’elles ont été coupées.
- La division de la tige qui consiste à la couper en deux de sorte que chaque portion soit munie de trois à quatre racines.
Rempotage
Lorsque les racines de la vanda occupent tout l’espace du contenant, il est important de le remplacer par un plus grand. Il faut également penser à remplacer le substrat avant qu’il pourrisse et devienne néfaste pour votre plante. Entre le dépotage et le rempotage, il est important de tailler les racines pour encourager leur développement.
Maladies et traitements : comment sauver une orchidée vanda malade ?
La maladie la plus fréquente chez les orchidées de type vanda est la “fusariose”. Se manifestant par le jaunissement des feuilles, elle affecte les sujets exposés à un stress élevé pouvant être provoqué par :
- Une variation brutale de température.
- L’absence de lumière ou les rayons directs du soleil d’été.
- La carence en nutriments.
- Le manque ou l’excès d’humidité…
Le remède adéquat dépend de la cause de la maladie. Pour l’identifier et y remédier de façon efficace, appliquez les méthodes de diagnostic et de soin réservées aux orchidées malades.
Note de bas de page
- Sphaigne : mousse végétale issue des milieux humides, capable d’absorber et de retenir durablement l’eau dans ses tissus. Elle se compose de petites tiges souples et de feuilles fines qui emmagasinent l’humidité et favorisent une aération naturelle. Vivante ou séchée, elle garde ses propriétés absorbantes, ce qui en fait un support naturel propice à la croissance des plantes et à la création d’environnements stables et humides. ↩︎

