L’hibiscus est une plante très diversifiée et comptant plus de 500 variétés. Certaines d’entre elles sont très rustiques et adaptées pour une culture en extérieur. Par contre, d’autres sont très sensibles au froid et ne pourront être cultivée qu’en tant que plantes d’intérieur. Le genre hibiscus se compose à la fois de plantes annuelles et de plantes vivaces. Il regroupe des plantes et des arbustes pouvant mesurer jusqu’à 10 mètres de haut (comme l’hibiscus rosa sinensis pouvant atteindre entre 2 et 5 mètres de haut).
Comment le planter ?
Sol et contenant
La culture en pleine terre convient uniquement aux espèces rustiques. Il est préférable de planter les autres en pot pour pouvoir les sortir à la belle saison et les rentrer en hiver. Que ce soit en pot ou en pleine terre, le sol doit présenter deux caractéristiques essentielles :
- Présenter d’excellentes qualités drainantes : pour cela, il suffit d’incorporer du sable au terreau.
- Être fertile : l’ajout de compost apportera les éléments nutritifs nécessaires.
Pour planter les sujets d’intérieur, il est important de choisir un pot avec un ou plusieurs trous de drainage.
Exposition
À la belle saison, l’hibiscus en pot peut séjourner au jardin, sur un balcon ou une terrasse. Toutefois, évitez qu’il soit exposé aux rayons directs du soleil. Il préfère rester à mi-ombre ou à l’ombre comme c’est le cas dans son milieu naturel où il bénéficie de l’ombre des arbres. Il faut également qu’il soit à l’abri des courants d’air.
En appartement, il est préconisé de l’installer dans un emplacement chaud et bien éclairé, mais sans soleil direct. Si vous l’installez devant une fenêtre ou une baie vitrée, pensez à installer des rideaux tamisant. À défaut, reculez votre plante de quelques mètres pour éviter qu’elle brûle au contact du soleil d’été. En automne et en hiver, le soleil est plus doux et sans risque pour votre plante en cas d’exposition directe.
Lorsque l’atmosphère est trop sèche, l’hibiscus est stressé et ses feuilles commencent à s’enrouler. Dans ce cas, il est important d’augmenter l’humidité de l’air en vaporisant sur les feuilles de l’eau non calcaire. À défaut d’eau de pluie, il est possible d’utiliser de l’eau de source ou de puits.
Pour avoir une meilleure hygrométrie, une astuce consiste à placer une soucoupe renversée au fond du cache-pot ou de la coupelle. Versez de l’eau dans cette dernière de sorte que celle-ci effleure la base du pot sans la toucher. En s’évaporant, cette eau pourra se mêler à l’air environnant et augmenter l’humidité autour de la partie aérienne de la plante.
Avant les premières gelées d’hiver, rentrez l’hibiscus en pot dans une pièce fraîche, à une température de 12 à 15 °C. Évitez les températures inférieures à 10 °C pour ne pas que le développement de votre plante soit interrompu.
Entretien de l’hibiscus

Arrosage
Au printemps et en été, évitez que la motte sèche en l’arrosant régulièrement. Toutefois, il ne faut pas inonder le substrat lors des arrosages. Avant chaque nouvel arrosage, patientez le temps que les premiers centimètres s’assèchent. Un déséquilibre dans l’arrosage peut provoquer la décoloration du feuillage, voire la chute des boutons floraux.
Arrosez vos hibiscus avec de l’eau à température ambiante (ou tiède) surtout en hiver. Cela vise à éviter que votre plante subisse un stress dû à une importante différence de température entre son atmosphère et l’eau d’arrosage.
En hiver, l’hibiscus se repose et sa consommation en eau diminue considérablement. De plus, le séchage du sol prend plus de temps (entre 10 et 15 jours).
Fertilisation
L’hibiscus est une plante gourmande qui nécessite des apports d’engrais de mars à septembre. Utilisez des engrais riches en potasse comme l’engrais spécial plantes fleuries pour l’encourager à fleurir davantage.
Les hibiscus font partie des plantes les plus florifères qu’il existe. Ils fleurissent tout l’été. Souvent les fleurs durent moins d’une journée, mais se renouvellent en permanence.
Taille
Étant donné que les fleurs poussent sur les tiges de l’année, n’hésitez pas à tailler sévèrement les rameaux de l’année précédente. La taille s’effectue entre la fin de l’hiver et la mi-mars et permet de stimuler l’apparition de nouvelles pousses qui porteront les fleurs.
Multiplication
L’hibiscus se multiplie de différentes manières. Pour avoir de nouveau sujets, vous pouvez prélever des tiges saines et les bouturer. Il existe également la technique du semis qui consiste à se procurer des graines correspondant à la variété recherchée et à les semer. Vous pouvez aussi attendre que votre plante engendre des rejets et les arracher pour les rempoter dans de nouveaux contenants.
Rempotage
Après deux à trois ans, le substrat de l’hibiscus s’appauvrit en nutriments naturels et la plante commence à se sentir à l’étroit. Le rempotage permet de faire d’une pierre deux coups en transférant la plante dans un pot plus spacieux et en renouvelant son substrat.
Le nouveau contenant ne doit pas être plus de 20 % supérieur au précédent, car l’hibiscus apprécie les contenants étroits. En ce qui concerne le substrat, vous pouvez refaire un mélange identique à celui fait au départ. Mélanger des parts égales de terreau universel et de terre de jardin fera également l’affaire. Si votre hibiscus est en fleur, attendez qu’il ait fini de fleurir avant de le rempoter.
Maladies et traitements
L’hibiscus peut se décolorer ou dépérir lorsqu’il est malade. Son dépérissement peut traduire divers problèmes. Pour être en mesure de les distinguer et d’y remédier, il est important de connaître les maladies de l’hibiscus et leurs remèdes.
Pucerons, chenilles, cochenilles et araignées rouges sont fréquents sur les hibiscus. Particulièrement actifs dans les atmosphères sèches, ces ravageurs fragilisent la santé de leurs cibles en les vidant de leur sève.
Pour les éloigner, créez de bonnes conditions d’hygrométrie autour de votre plante. Pour éliminer les individus les plus tenaces, vous pouvez recourir à un insecticide maison à base d’ingrédients naturels et écologiques, comme du savon noir.

