Article mis à jour le 5 juillet 2024
- Achat et installation du chauffage au bois : un investissement initial important
- Prévoyez un budget pour l'approvisionnement régulier en combustible
- Entretien du chauffage au bois : une dépense à ne pas négliger
- Demandez des aides financières pour réduire le coût d'utilisation de votre chauffage au bois
En raison de son haut rendement calorifique et de ses avantages écologiques, le chauffage au bois est conseillé aux ménages souhaitant réduire leur facture énergétique. Plus efficace que les appareils alimentés au gaz, au pétrole ou au fioul, ce dispositif régule la température ambiante de votre pièce et vous permet, dans certains cas, de produire de l’eau chaude sanitaire. Il n’est toutefois pas aisé de maîtriser les dépenses associées à son installation et à son utilisation quotidienne. Combien vous coûte concrètement un chauffage au bois ?
Achat et installation du chauffage au bois : un investissement initial important
Disposer d’un chauffage performant et de qualité supérieure vous fait profiter d’un réel confort thermique, peu importe la saison de l’année. Il est donc nécessaire de prévoir un budget conséquent pour son acquisition et sa mise en place.
Coût d’acquisition du chauffage au bois
Les appareils de chauffage au bois se déclinent principalement sous la forme de poêles et de chaudières. Si le premier modèle est commercialisé entre 2 500 et 8 000 euros, le second peut coûter jusqu’à 20 000 euros. Ainsi, l’investissement initial dans un tel équipement est considérablement élevé par rapport à celui à prévoir pour un dispositif fonctionnant au gaz, au fioul ou à l’électricité. Il se révèle toutefois bénéfique à moyen terme, dans la mesure où vous profitez d’un rendement énergétique avoisinant 90 % et réduisez votre facture annuelle de plus de 30 %.
Parmi les critères influençant le prix d’un système de chauffage au bois, on distingue la matière de conception, la puissance, les dimensions, la capacité du réservoir à combustible ainsi que les fonctionnalités additionnelles (contrôle à distance, affichage numérique, etc.).
La réputation du fabricant, les certifications environnementales et les normes de sécurité impactent également la valeur de l’appareil. Nous vous conseillons d’acheter une chaudière ou un poêle aux pellets de bois durables, avec le label Flamme Verte et ayant une classe énergétique A+. N’hésitez pas à comparer les produits de nombreux fournisseurs afin de choisir un chauffage conforme à vos besoins et à vos contraintes financières.
Frais d’installation de l’équipement
Seul un professionnel reconnu garant de l’environnement (RGE) est qualifié pour installer votre système de chauffage au bois. Le coût de son intervention prend en compte son déplacement, la configuration de votre bâtiment, le type d’équipement à poser et la complexité des travaux. Pour la mise en place d’un poêle, comptez entre 500 et 1 500 euros. Prévoyez plutôt entre 1 000 et 3 000 euros pour le montage d’une chaudière.
Dans le cas où votre logement ne disposerait pas de certains aménagements basiques, tels qu’un conduit d’évacuation de fumée ou un raccordement électrique, des frais supplémentaires s’appliqueront aux honoraires de l’artisan RGE. Effectuées en amont de l’installation de votre appareil de chauffage, ces tâches coûtent en moyenne 2000 euros.
Les prestations du professionnel prennent aussi en compte l’aménagement d’un silo de stockage à l’extérieur du bâtiment (jardin ou endroit accessible). Cette tâche ultime de l’intervention revient à environ 1500 euros. Pour obtenir une estimation précise de l’installation d’un poêle ou d’une chaudière, nous vous conseillons de comparer les devis de plusieurs artisans et de choisir celui qui répond le mieux à votre budget.

Prévoyez un budget pour l’approvisionnement régulier en combustible
Les bûches et les granulés (pellets) sont les principaux combustibles utilisés pour faire fonctionner une chaudière ou un poêle. Ces dérivés du bois se distinguent par leur haut pouvoir calorifique et leur rendement énergétique de près de 95 %. Ils sont 2 à 3 fois moins chers que les sources d’énergie fossiles (pétrole, charbon, etc.), dont les performances thermiques ne dépassent pas 70 %.
Les bûches sont généralement commercialisées en mètre et en stère, l’équivalent de 500 kg ou d’une demi-tonne. Pour une telle quantité, prévoyez environ 70 euros pour un trimestre, soit 280 euros par année. Les granulés de bois ou pellets sont, quant à eux, proposés à un coût moyen de 500 euros par tonne. Pour chauffer votre logement en toute saison, vous aurez besoin d’environ 2 tonnes, soit une facture annuelle d’environ 1000 euros.
Lors de l’achat de votre combustible, nous vous conseillons de privilégier les découpes ayant un diamètre uniforme ainsi qu’un taux d’humidité inférieur à 10 %. Elles doivent également porter l’une des certifications suivantes :
- ENplus (marque européenne),
- DINplus (agrément allemand),
- NF Bois de Chauffage,
- NF Granulés biocombustibles.
N’hésitez pas à vérifier ces étiquettes qui confirment la bonne qualité de la matière première ainsi que sa non-nocivité pour l’environnement.
Entretien du chauffage au bois : une dépense à ne pas négliger
En plus de produire des résidus de cendre dans votre chauffage au bois, la combustion des bûches ou des granulés entraîne l’encrassement de ses composants. Pour optimiser la sécurité et les performances de votre installation, il est conseillé de la faire entretenir chaque année par un artisan certifié RGE ou Qualibois. Tarifée entre 80 et 200 euros, cette prestation prend en compte :
- le dépoussiérage approfondi de votre chaudière ou de votre poêle,
- le contrôle de l’état des pièces,
- le remplacement des accessoires défectueux,
- l’optimisation des réglages de votre appareil.
En plus de la maintenance annuelle, le Code général des collectivités territoriales, en son article L. 2213-26, vous oblige à ramoner les conduits de votre équipement 2 fois par an. L’intervention d’un professionnel qualifié est également requise pour cette opération qui coûte en moyenne 100 euros.

Demandez des aides financières pour réduire le coût d’utilisation de votre chauffage au bois
Le pouvoir public propose de nombreuses subventions pour inciter les citoyens à adopter des solutions de chauffage à la fois économiques et écologiques. Si vous justifiez de revenus modestes ou intermédiaires, vous êtes éligible au dispositif MaPrimeRénov qui vous permet d’obtenir jusqu’à 2 500 euros pour installer votre poêle à bois ou votre chaudière aux granulés.
Les particuliers peuvent également bénéficier de l’éco-prêt à taux zéro ou éco-PTZ, un emprunt sans intérêt dont le montant peut atteindre 30 000 euros. Permettant de remplacer votre ancien système de chauffage, ce crédit est remboursable sur 20 ans.
Il existe d’autres options de financement telles que la Prime Énergie, la TVA réduite à 5,5 % et les subventions de l’ANAH (Agence nationale de l’habitat). Les municipalités et les collectivités territoriales proposent également des aides à la rénovation de chauffage, que ce soit sous la forme d’un chèque, d’une réduction de taxe ou d’une allocation spécifique. N’hésitez pas à vous rapprocher de votre conseil communal afin de connaître les critères d’éligibilité et les montants des différents dispositifs.

